À l’approche de la fin de l’année 2026, les conditions politiques et sécuritaires continuent de susciter des préoccupations quant à la possibilité d’organiser des élections en Haïti. Me André Michel estime qu’une gouvernance capable de rétablir la sécurité et de rassurer la population est indispensable à la réalisation du processus électoral.
Dans une déclaration faite le 9 octobre 2026, à l’occasion de deux journées de dialogue organisées à l’hôtel Kinam a Pétion-Ville, Me André Michel a exprimé ses inquiétudes face aux difficultés qui entourent la préparation des prochaines élections en Haïti.
Selon lui, la situation politique et sécuritaire du pays constitue un obstacle majeur à l’organisation d’un scrutin crédible. Il estime qu’il est nécessaire de mettre en place un gouvernement en mesure de rassurer la population, de rétablir la sécurité et de créer les conditions nécessaires à la tenue des élections.
L’intervenant souligne également que la persistance de l’insécurité, notamment à travers les activités des groupes armés, compromet les efforts visant à rétablir un climat favorable au processus électoral.
Par ailleurs, cette situation soulève une réflexion plus large sur les rapports entre pouvoir politique, neutralité de l’État et impartialité des institutions. Elle invite à s’interroger sur les exigences de réserve et d’équilibre qui devraient caractériser la conduite d’une transition, particulièrement lorsque se pose la question des ambitions politiques individuelles et de la crédibilité du processus électoral.
Pour lui, la priorité doit être accordée à la sécurité et à la création d’un environnement politique propice à l’organisation d’élections crédibles, inclusives et transparentes.
Alors que l’échéance électorale annoncée pour la fin de l’année 2026 approche, la question des conditions indispensables à la tenue du scrutin demeure ainsi au cœur des préoccupations politiques nationales.