12 octobre 2026 — L’ancien sénateur du département du Centre, Dieuseul Simon Desras, critique la gestion du processus électoral en Haïti et déplore ce qu’il considère comme un manque de volonté des autorités pour résoudre les difficultés qui entravent l’organisation des élections. Ses critiques portent notamment sur le financement électoral, les difficultés d’inscription des citoyens déplacés de Port-au-Prince vers les villes de province et la situation des agents des bureaux électoraux communaux (BEC), qui seraient privés de rémunération depuis 42 mois, selon les informations rapportées.
Le financement électoral au cœur des préoccupations:
Dieuseul Simon Desras soulève des interrogations sur les ressources financières nécessaires à l’organisation des élections. Il évoque notamment un montant de 134 millions 100 mille gourdes (134 100 000 Gdes) et s’interroge sur la prise en compte de cette somme dans le budget électoral.
Cette question met en évidence les préoccupations liées au financement des opérations électorales et aux moyens dont disposent les structures concernées pour assurer leurs responsabilités. L’affectation précise de ce montant reste toutefois à confirmer.
Les électeurs déplacés de Port-au-Prince vers les villes de province:
L’ancien parlementaire aborde également la situation des citoyens qui ont dû quitter Port-au-Prince pour s’installer dans les villes de province. Ces déplacements soulèvent des questions concernant les modalités d’inscription des électeurs et les dispositions nécessaires pour leur permettre de participer au processus électoral.
La prise en compte de ces citoyens constitue un enjeu important dans l’organisation des élections, notamment en ce qui concerne les démarches administratives et les conditions d’exercice du droit de vote.
Les agents des BEC confrontés à des arriérés de rémunération:
La situation des agents des bureaux électoraux communaux (BEC) figure également parmi les préoccupations soulevées. Selon les informations rapportées, ces agents seraient privés de rémunération depuis 42 mois.
Cette situation soulève des interrogations sur leurs conditions de travail et sur le fonctionnement des structures électorales. La question de la rémunération du personnel constitue ainsi un autre aspect des difficultés évoquées dans le cadre de l’organisation du processus électoral.
Le respect des principes démocratiques:
Dieuseul Simon Desras soulève par ailleurs la question du respect des principes:
démocratiques, notamment la liberté d’expression et la possibilité pour les acteurs politiques de faire entendre leurs préoccupations.
Il évoque également des difficultés liées aux relations avec certaines institutions publiques, notamment la Primature, le ministère de l’Économie et des Finances ainsi que les institutions judiciaires.
Ces préoccupations renvoient plus largement aux rapports entre les acteurs politiques et les institutions de l’État dans un contexte marqué par les défis liés à l’organisation des élections.
Des défis à prendre en compte:
Les déclarations de Dieuseul Simon Desras mettent en lumière plusieurs questions relatives au processus électoral en Haïti : le financement des opérations, l’inscription des citoyens déplacés vers les villes de province, la rémunération des agents des BEC et le respect des principes démocratiques.
Ces différents enjeux soulignent la nécessité de clarifier les mécanismes de financement, de prendre en compte les difficultés rencontrées par les électeurs et d’examiner les conditions de fonctionnement des structures électorales.
À l’approche des prochaines échéances électorales, ces questions restent importantes dans les discussions sur les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles, inclusives et transparentes en Haïti.