Le professeur Auguste D’Meza, président de Fòs Chanjman Nasyonal, estime que les prochaines élections pourraient ne pas se tenir dans les délais prévus. Il fonde son analyse sur plusieurs éléments liés au processus électoral et à la situation sécuritaire du pays.
Selon lui, le premier problème concerne l’inscription des électeurs. Il considère que cette démarche devrait plutôt être appelée « enregistrement des citoyens », puisque, dit-il, toute personne est d’abord citoyenne avant de devenir électrice.
Le professeur D’Meza évoque également les déclarations attribuées au chef de la mission de la SRG, selon lesquelles Haïti ne pourrait atteindre un minimum de stabilité qu’en septembre 2028. À ses yeux, cette échéance rend incertaine l’organisation d’élections avant cette période.
Par ailleurs, le président de Fòs Chanjman Nasyonal affirme que le Conseil électoral provisoire ne peut pas décider seul de certaines questions administratives. Il rappelle que la loi interdit au gouvernement de nommer directement un directeur au sein du CEP. D’après lui, ce sont les membres du Conseil électoral qui doivent choisir le directeur exécutif.
Malgré ses doutes sur la tenue effective des élections, Auguste D’Meza assure qu’il continue de préparer son équipe afin d’être prêt à toute éventualité politique.