Cinq mois après le violent incendie qui a ravagé le marché Dumornay dans la nuit du 10 au 11 décembre 2025, les commerçants sinistrés continuent de faire face à des conditions de travail extrêmement précaires dans la zone de Gérald Bataille, à Delmas 33.
Le sinistre avait détruit plusieurs espaces de vente, emportant marchandises, économies et sources de revenus de dizaines de familles. Depuis, de nombreux commerçants affirment n’avoir bénéficié d’aucune aide significative de la part des autorités pour relancer leurs activités.
Sur place, plusieurs vendeurs tentent de poursuivre leurs activités sous des bâches improvisées ou dans de petites structures de fortune. Entre poussière, baisse de clientèle et manque d’infrastructures, les conditions de travail demeurent difficiles.
« La vie est très difficile pour nous. Il n’y a presque pas de ventes », témoigne une commerçante rencontrée sur le marché, dénonçant également l’installation d’autres marchands devant les espaces sinistrés.
Plusieurs commerçants critiquent également les frais réclamés chaque semaine par les autorités municipales malgré leur situation économique déjà fragile.
Pour survivre, certains expliquent avoir recours à des prêts informels, à l’aide de proches ou à des systèmes d’“escomptes” afin de relancer de petites activités commerciales.
Cependant, la dégradation du pouvoir d’achat et l’insécurité persistante dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince compliquent davantage la reprise économique.
Face à cette situation, les victimes appellent les autorités municipales et l’État central à intervenir rapidement pour reconstruire les infrastructures détruites et accompagner les commerçants affectés.
Malgré les difficultés, plusieurs vendeurs affirment vouloir continuer à se battre pour préserver le marché Dumornay, considéré comme une source essentielle de revenus pour de nombreuses familles de la zone de Gérald Bataille.