L’Association Haïtienne des Médias en Ligne a organisé, à Pétion-Ville, une activité de trois jours réunissant plusieurs acteurs du paysage médiatique haïtien, notamment issus du département de l’Ouest.
Ces ateliers s’inscrivent dans le cadre du projet « espace civique », soutenu financièrement par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix.
L’initiative a également bénéficié de l’implication de divers partenaires, en particulier des organisations engagées dans la défense des droits humains, contribuant au bon déroulement des échanges.
Au terme des discussions, plusieurs pistes de réflexion ont émergé, dont la nécessité d’élaborer une charte de déontologie encadrant la pratique journalistique en Haïti. Une telle démarche, évoquée depuis 2011, apparaît aujourd’hui urgente face aux mutations du secteur et aux défis liés à l’évolution rapide des médias.
Les participants ont également travaillé sur la cartographie des médias, les difficultés structurelles du secteur ainsi que les opportunités à exploiter.
L’objectif est de doter la presse haïtienne d’outils modernes et adaptés, capables de renforcer sa crédibilité et sa responsabilité dans un contexte marqué par des enjeux sensibles.
Cette future charte de bonnes pratiques vise notamment à améliorer la qualité de l’information et à corriger certaines dérives observées, telles que les cas d’atteinte à l’éthique, de traitement inapproprié de l’information, ou encore des situations liées au harcèlement et à la violence dans les contenus médiatiques.
Les organisateurs insistent sur le fait que cette réforme doit venir du secteur lui-même. Selon eux, il revient aux professionnels des médias de s’auto-réguler et de mettre en place des mécanismes efficaces pour assainir la presse haïtienne.
Après Pétion-Ville, ces ateliers devraient se poursuivre dans d’autres régions du pays, notamment dans le Nord, afin d’élargir la réflexion et d’impliquer un plus grand nombre d’acteurs dans cette dynamique de réforme.