L’organisation sociopolitique Chwazi Ayiti a publié, à l’occasion du 7 avril, une note à la nation dans laquelle elle dresse un constat sévère de la situation du pays et appelle à une mobilisation populaire face à la crise actuelle.
Dans ce document, le porte-parole de la structure, Cliff Coulanges, affirme que « le système est à bout de souffle », tout en estimant que la population haïtienne demeure « encore debout » malgré les difficultés.
L’organisation attribue la dégradation de la situation nationale à des choix politiques, évoquant notamment l’insécurité, l’instabilité institutionnelle, la faim ainsi que la fermeture d’écoles et d’hôpitaux. Elle considère ces phénomènes comme des conséquences directes de la gouvernance actuelle.
Dans sa note, Chwazi Ayiti appelle les autorités politiques, les responsables institutionnels ainsi que les acteurs économiques à reconnaître leur responsabilité dans la crise. Elle estime que les dirigeants en place ont « échoué » et ne méritent plus la confiance de la population.
Par ailleurs, la structure appelle les différents secteurs de la société syndicats, organisations paysannes, diaspora, étudiants et jeunes à s’organiser en vue d’une mobilisation nationale. Elle évoque notamment la possibilité de mouvements de protestation, dont une grève générale, pour faire pression en faveur de changements politiques.
Chwazi Ayiti dit ne pas rejeter le dialogue, mais conditionne toute discussion à des actions concrètes de la part des autorités.
L’organisation formule également plusieurs revendications, dont la reprise du contrôle des zones dominées par des groupes armés, la réouverture des établissements scolaires et de santé, la mise en place d’une transition politique jugée crédible, ainsi que la justice pour les victimes de la crise.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par une aggravation de l’insécurité et une détérioration des conditions de vie de la population, alimentant les appels à une refonte du système politique et institutionnel.